chapitre 11

Publié le par Néron

Au bruit de la détonation, tous les passagers de l’avion hurlèrent à l’unisson. Un petit groupe d’hommes se leva et gagna le cockpit. Il y eut de violents éclats de voix. Un nouveau coup de feu.

René finit par s’apercevoir que son portable vibrait. Il lut son nouveau message :

« Rallumez votre ordinateur »

Il s’exécuta.

-         Re-bonjour

-         Re-bonjour. Je suis désolé mais je préférerais remettre cette conversation à plus tard…

-         Vous êtes en train de vous faire pirater, n’est-ce pas ?

-         Comment savez-vous ? Et qui êtes vous ?

-         Appelez-moi Honey

-         Miel ?

-         Oui

-         Qu’est-ce que vous me voulez ?

-         Du bien. Vous feriez mieux de vous asseoir au rang de derrière, c'est-à-dire pile-poil au centre de l’appareil.

-         Pourquoi ?

-         Parce que lorsqu’un avion s’écrase, si les réservoirs sont pleins, l’arrière explose et l’avant heurte l’eau.

-         Nous allons nous écraser ?

-         Disons faire un amérissage forcé

« C’est l’un des pirates. Ils sont là pour moi »

 

 

 

 

 

 

Robert Redford travaillait comme aiguilleur aérien à l’aéroport international de New-york. Il suivait la course d’une centaines d’appareils dans un secteur de 10 000 Km ², épaulé par des ordinateurs de guidage aérien qui détectaient les changements de cap imprévus.

En général, il y a avait des douzaines d’erreurs tous les jours : des militaires, des civils égarés, ou simplement des groupes d’oiseaux. Son collègue lui avait raconté qu’une fois un radar avait prévu une collision entre un groupe de Monarques (des papillons migrateurs) et un 747 en phase finale d’aterrissage. Robert se disait que tout métier avait sa part de mythe et de réalité, mais avec les OVNIs, les prototypes d’avions furtifs ultra-secrets etc… le job d’aiguilleur du ciel était garni de légendes.

Il suivait actuellement un point relevé par son ordinateur. Un Learjet qui avait modifié sa trajectoire de 0,5 degrés d’angle, et continuait de tourner tout en perdant doucement de l’alititude.

« Lerjet 314, vous vous écartez de l’itinéraire prévu »

En général, un simple rappel à l’ordre suffisait…mais c’était déjà la sixième qu’il envoyait ce message, et l’avion continuait à dériver. Et puis, soudain, ils répondirent :

« Ici Learjet 314…tout va bien. L’avion fait un petit détour par le sud »

« Par le sud ? »

C’était un piratage ?

Robert hésita un instant. En théorie, même lorsqu’il ne s’agissait que d’un soupçon, le contrôleur aérien devait prévenir son supérieur hierarchique. En théorie seulement car certains supérieurs n’aimaient pas être dérangés…surtout lorsqu’ils « plannifiaient leurs prochains rendez avec leur (jeune et jolie) secrétaire ».

Prévenir ou ne pas prévenir. C’était la sixième fois qu’il se posait la question. Si le piratage s’avérait réel, il perdrait sa place parce qu’il n’aurait avertit personne. Mais s’il appelait pour rien…il se faisait là encore virer.

La main tremblante, Robert décrocha le combiné et composa doucement le numéro. Il sentit quelques gouttes de sueur perler dans son col. Le téléphone sonna une fois…deux fois…trois fois « mais pourquoi ne répond-il pas ? ».

A chaque sonnerie, Robert sentait sentait son cœur accélérer d’un cran.

« Alors, ils répond ? »

Cinquième…sixième…toujours rien.

Et puis il y eut le déclic :

« Allo, grogna le chef ? Qu’y a-t-il ? »

«  Chef…on a un piratage. »

 

 

 

 

Publié dans La seconde fondation

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nikita 20/02/2007 19:52

alors celle la j'ai decroché au moment au tu t'es planté dans les publication maintenant je comprend plus rien!!!

Néron 20/02/2007 21:23

Aïe ! je dois dire que je ne comprends pas pourquoi t'es perdu... Est-ce que j'ai mal coupé le texte ou autre chose ?
En fait je pense qu'on devrait en discuter sur msn parce que là...
Sinon, merci quand même de m'avoir donné ton avis.
Pour ceux qui ont pas le loisir de discuter avec moi et qui se posent la même question que Nikita, la détonation c'est celle du coup de feu qui a tué l'interlocutrice de René. Il y a ensuite des pirates qui prennent possession du poste de pilotage et tirent un peu partout. A la fin je parle d'un contrôleur aérien qui a remarqué une anomalie dans la trajectoire de l'avion du héro.
Voilà :d