Chapitre 7

Publié le par Néron

Les hôtesses fermèrent les portes de la cabine, le symbole attachez vos ceintures s’alluma alors que la place voisine à celle de René restait désespérément vide. Bientôt le rugissement des réacteurs gagna en intensité.

« On décolle. Et il n’est toujours pas là… Peut-être n’a-t-il pas pu venir, peut-être n’était-ce qu’une blague… »

L’appareil commença à rouler puis s’immobilisa face à la piste. Les freins serrés, les trois moteurs hurlant de toute leur puissance, l’avion se préparait à prendre son envol.

Le jeune homme ressentit une force qui le plaqua contre son siège tandis que la piste passait de plus en plus vite sous ses yeux.

Enfin il n’y eut plus de cahots, les roues avaient quitté le sol : ils avaient décollé.

 

 

On lui distribua le menu. Il n’avait pas eu le temps de prendre de petit déjeuner (au Quebec on dit déjeuner), il ne se sentait pas d’humeur à faire le difficile.

Il essaya de penser à autre chose qu’à son ventre. Il lui suffisait de regarder la place vide à côté de lui. Il était cerné entre son estomac et l’agent fantôme.

Son portable le tira de ce cercle vicieux. Il venait de recevoir un SMS.

« Sous votre siège, vous trouverez un PC portable. Il est à vous. Allumez-le. »

René optempéra. Aussitôt une fenêtre de discussion s’ouvrit.

-         Bonjour, monsieur Durdoreil

-         Bonjour. Qui êtes vous ?

-         Un ami…qui vous veut du bien.

-         Qu’est-ce que je fais là ?

-         Vous tombez dans un piège

-         Je ne comprends pas…

-         Tiens, voilà votre contact. Jouez-la décontracté. Je vous recontacterai.

 

 

 

Publié dans La seconde fondation

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