chapitre 5

Publié le par Néron

René n’en croyait pas ses oreilles :

 

 

« Ils n’étaient pas au courant de leur mission lorsqu’ils sont allés me chercher ? Mais quel secret mérite de telles précautions ? »

 

 

-         Nous ariverons à Montréal dans 20 minutes puis nous nous poserons sur le tarmac. Un avion taxi vous attendra là-bas. Tenez.

L’agent tendit une enveloppe à René :

-         C’est votre billet. Vous avez déjà pris l’avion ? Le numéro de votre siège y est indiqué. Vous vous asseyerez sur ce siège et pas un autre. Un agent assermenté vous rejoindra et vous brieffera.

-         Me brieffera ?

-         Il va vous expliquer les raisons de votre convocation.

 

 

En effet, un point brillant apparut bientôt à l’horizon : la ville de Montréal. Ils avaient parcouru plus de 200 Km en 20 minutes à peine !

L’aéroport finit lui aussi par se révéler. Il était couvert de neige, exceptées les pistes, qui, chauffées par un système de tuyauteries souterrain, étaient luisantes de flaques d’eau.

 

 

Ils se posèrent sur une piste à l’écart, près d’un avion taxi.

René descendit de l’hélicoptère et fut surpris par la tempète qui se déchainait autour de lui : d’une part le souffle des pales, d’autre les réacteurs vrombissant de l’avion et pour finir le vent glacial qui balayait le Canada à cette période.

Il se hata de gagner l’escalier qui menait à la cabine, une jolie hotesse lui poinçonna son billet et lui indiqua son siège.

 

 

Le jeune homme trouva une revue de voyage dans le panier devant sa place. Il la feuilleta, essayant d’oublier la raison de sa venue. N’y parvenant pas, il se résigna à guetter l’arrivée de son contact.

Publié dans La seconde fondation

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