chapitre 4

Publié le par Néron

Marine était ballotée dans le véhicule. Elle sentit rapidement les routes de campagne mal goudronnées.

Ils lui avaient enfoncé un mouchoir dans la bouche, retenu au moyen d’un baillon. Elle ne pouvait pas parler. Elle était attachée, les mains derrière le dos. A chaque cahot, elle se faisait mal en retombant sur le côté.

Une peur panique régnait sur son esprit : « où est-ce qu’ils m’emmènent ? »

Elle tentait en vain de résonner :

« Je suis la fille d’un Immortel…ils n’ont pas à m’enlever…S’ils m’enlèvent c’est soit que ce ne sont pas les forces spéciales, auquel cas je suis une otage, auquel cas je serais bientôt libre… »

Marine sentit son sang se glacer lorsqu’elle se formula la seconde possiblité

« Soit que mon père a été renversé… »

 

 

 

 

Le véhicule roula pendant encore vingt minutes puis stoppa net. Marine fut jetée dans son élan vers l’avant de la fourgonnette.

Un bruit de portière : un de ses agresseurs descendait.

Aux alentours : un bruit de cigales et d’oiseaux. Elle était en pleine campagne. Mais elle ne pouvait pas en profiter : elle avait trop peur.

Les entrailles nouées, elle entendit la porte arrière du véhicule s’ouvrir. Qu’est-ce qu’ils vont faire d’elle ? Si elle est une otage, ils vont la garder en vie et la maltraiter…sinon il se contenteront de la tuer…mais avant. Elle préférait ne pas y penser.

La porte glissa sur ses rails, laissant entrer la lumière…aussitôt masquée par un homme corpulant qui entrait à peine dans le véhicule :

-         Tu vas venir avec moi, se contenta-t-il de dire avant de la saisir d’une main ferme.

Marine ne pouvait pas hurler…mais elle s’égosillait quand même à travers son baillon.

« Lachez-moi »

Aucun son ne filtrait. Et ses coups ne semblaient même pas être sentis par ses ravisseurs.

Et puis elle le vit : un Jumper, posé au milieu d’une prairie, comme un étrange monolithe.

« Il vont me faire prendre l’avion ? Oh…non »

Ils la placèrent à l’arrière, encadrée par deux gorilles :

-         T’inquiète pas ma belle, c’est bientôt finit

 

 

Le Jumper décolla à la verticale…fit du surplace un instant puis s’élança en vol horizontal.

« Avec cet engin, ils peuvent faire trois fois le tour de la Terre…comment vont-ils me retrouver ? »

Et Marine sentit des larmes chaudes couler sur ses joues.

 

Publié dans La seconde fondation

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nikita 17/02/2007 17:46

ahahah un jumper sa devient interressant malgré ke se soi po le jumper ke je pense mé rien ke le nom sa fait du bien