chapitre 2

Publié le par Néron

Je suis désolé...mais j'ai un peu changé le début de l'histoire sur Isaac. Donc voilà la nouvelle manière d'aborder les choses

Marine éclata de rire :

-         Tu te moques de moi !

-         Je te jures ! tu as vu comment il t’as dévisagé…je te jure, il en pince pour toi

-         Qui ça ? Ernest ? Comme s’il pouvait s’intéresser à moi

Ernest était prof de Lettres à l’Université de Thierceval. Il savait passioner ses élèves, et, si son auditoire masculin était déjà captivé par ses anecdotes et son sens de l’humour, le public féminin lui trouvait d’autres avantages…

-         Qui est-ce qui t’as dit ça ? demanda la jeune fille

-         C’est Sylvie

-         Je te jure celle-là…elle rêve de sortir avec toute l’équipe enseignente

-         Faut dire que cette année on a été gatées !

 

 

Aucune des deux filles ne faisait attention au véhicule utilitaire qui les filait de loin.

Elles bifurquèrent et s’engagèrent dans un parc :

-         merde, on va les perde…contourne

-         je sais…pas la peine de te mettre dans cet état

 

 

 

 

-         Dis Marine, t’en pense quoi de Martin ?

Julie était raide dingue de Martin, mais elle hésitait à lui déclarer sa flamme…pourquoi ? Elle avait toujours eu des problèmes pour juger des gens. Ceux qu’elle prenait pour des amis la méprisaient…ceux qui l’aimaient, c’était elle qui les haïssait.

-         Martin est un mec génial. Faut pas hésiter

-         T’es sûre ?

-         Mais oui

 

 

Tout en discutant elles passèrent devant un homme qui lisait un journal. Elles ne remarquèrent pas son regard insistant.

 

 

-         Et ensuite ils sont allés boire un coup au 134…tu sais le bar du campus

-         Oui, je sais. Ils avaient pas assez bu comme ça ?

Julie admirait les garçons qui buvaient des litres d’alcool…quelque soit leur état après. Cette pratique dégoutait Marine

-         Nan, nan…Ils ont commandé trois vodkas coupées au Pastis et…

 

 

 

 

Elles rejoignirent le macadam. Dans cinq minutes, Marine allait retrouver son appart et pourrait enfin prendre cette douche si méritée…ce qu’il faisait chaud.

-         Et vu qu’ils étaient complètement faits, ils ont commencé à draguer la serveuse. Il parait que ça a été terrible quand George a essayé de lui caresser les fesses

« Mais elle ne se tait donc jamais ? »

-         Alors là la serveuse elle a pété un cable et pendant dix secondes y’a plus eu que la musique dans le bar…tout le monde s’était tu…t’imagine pas la colère qu’elle a du piquer !

Et sur ce, la jeune fille éclata de rire…imitée par Marine, bien obligée de suivre le mouvement.

 

 

-         Qu’est-ce qu’elles font ?

-         Elles vont prendre le métro. Descendez, je vous retrouve à la station suivante

-         Ok

Deux hommes suivirent les étudiantes dans l’entrée du métro. Une seule ligne desservait cette station…la filature allait être facile.

-         Laquelle on suit ? La rousse ou la chatain ?

-         Y’a pas de rousse…tu vois bien que c’est une blonde

-         Nan c’est une rousse

Le débat fut interrompu par la radio d’un des agents :

-         Les gars, c’est la jolie qu’il faut suivre

-         Ah, ok, répondirent-ils en cœur.

 

 

 

 

-         A demain

-         A demain

Marine et Julie s’embrassèrent puis la première monta dans le métro qui se mit en branle peu après.

-         Grouille, elle est déjà dedans.

In extremis, les suiveurs gagnèrent eux aussi le wagon.

 

 

A l’intérieur régnait l’habituelle et poisseuse odeur de sueur. Le métro était un vrai sauna…même à l’ombre des tunnels, la cannicule continuait à importuner les humains.

 

 

2 min par arrêt, indiquait le plan des stations. Marine descendit au bout de quatre, toujours filée par les hommes en BCBG.

Un seul détail pouvait attirer l’œil sur eux…leurs lunettes de soleil. Accessoire pour le moins inadapté à une station de métro.

 

 

L’escalator était en panne, Marine monta donc les marches à pied. Sous cette chaleur, le moindre effort était insuportable.

Quelle ne fut pas sa surprise de se trouver nez à nez, en haut des escaliers, avec un homme qui lui proposait une bouteille d’eau :

-         Vous avez soif ?

-         Merci, mais j’ai ce qu’il faut chez moi et…

L’homme ne la regardait pas…ou plutôt il la surveillait tout en jetant de temps en temps des regards derrière elle. Tout cela sentait les ennuis.

-         Maintenant, excusez moi, je suis pressée, souffla-t-elle en esquissant un grand sourrire poli.

Mais l’homme ne bougea pas. Elle essaya de passer sur le côté, il la suivit. Elle était prise au piège à la sortie du tunnel.

Elle rebroussa chemin. Avant de s’être retournée, elle se heurta à un torse sur lequel était plaquée une chemise trempée de sueur.

Elle recula, sentant la peur monter en elle. Elle lança des regards pleins de détresse aux passants qui circulaient alentours, feignant de ne pas la voir.

Elle tenta le tout pour le tout et jeta son sac dans la figure de l’un des gorilles qui l’avaient encerclé. Il ne broncha pas. Simultanément, elle piqua un sprint vers le bas des marches. Elle fut saisie au vol par les gaillards qui la portèrent jusqu’à une fourgonnette garée non-loin.

-         Lachez moi ! Au secours !

Elle se débattait comme une tigresse, sans pour autant faire réagir ses agresseurs. Elle se faisait enlever en plein jour et personne ne faisait rien !

 

 

Et puis, doucement, la terreur reprit le pas sur la colère et l’instinct de survie :

« Qu’est-ce qu’ils vont me faire ? Où m’emmènent-ils ? »

Elle fut jetée dans le coffre sans ménagement puis la camionette démarra en trombe.

Et comme toujours, les passant continuèrent à circuler, négligeamment, comme si rien ne s’était passé.

C’était les soucis du parti…et personne ne devait s’en méler s’il ne voulait pas que cela devienne les siens.

 

Publié dans La seconde fondation

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nikita 11/02/2007 19:40

ahahah c koi le raport avc la premiere partie??? je comprend pu rien aaaaaaaaaaaaaaa!!! antoine keske ta foutu!!!!???
 

Néron 11/02/2007 22:29

Ah que j'ai pas oublié quand même ?
Oui, ça va, j'ai bien mis un mot...
J'explique puisque je sais que tes critiques sont en générale fondées et assez représentatives de l'avis général (et que t'as raison...CA A AUCUN RAPPORT....sauf que c'est une histoire en parrallèle de deux époques...
Vite fait, comme tu vas le découvrir au cours du récit, Isaac est un rebelle qui va avoir pour projet de lancer une sonde dans l'espace, et René est le terrien Lambda parachuté dans l'histoire à cause de son oncle. C'est lui qui va partciper à la découverte de cette fameuse sonde...comme quoi les deux sont liés.